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mercredi 9 mai 2012

Une idée qui donne la chair de poule.

André Ford, étudiant anglais en architecture a proposé un nouveau système pour la production industrielle de poulets. Son idée ? supprimer le cortex cérébral de ces animaux afin de les désensibiliser.


Ils pourraient ainsi être entassé dans des fermes verticales sans se rendre compte de leurs conditions de vie horrible et  deviendraient en quelque sorte des poulets "sans têtes". L'air, la nourriture et l'eau seraient fournis par des tuyaux, les excréments seraient évacués de la même façon, et les animaux seraient stimulés par des décharges électriques afin d'entretenir leur musculature. En supprimant les pattes des poulets et en les entassant à la verticale, ces fermes pourraient contenir 11,7 poulets par mètre cube au lieu de 3,2.

Selon Ford, cette solution pourrait alors répondre à la demande en viande de plus en plus forte et pourrait en même temps améliorer le bien-être des poulets. 


Pour défendre son projet, Ford s'appuit sur les conditions actuelles d'élevage industriel, selon lui sa solution n'est pas plus choquante que les méthodes actuelles d'élevages qui consistent à entasser dans des hangars sans lumière naturelle, durant plusieurs semaines, des animaux qui meurent souvent car leurs organes internent ne peuvent suivre la croissance rapide imposé à leur corps. 

De prime abord, si ce concept choquant semble pourtant dénoncer les conditions actuelles d'élevages et propose une solution efficace contre la souffrance animale, il n'en reste pas moins une façon d'exploiter encore plus les animaux et nous plonge dans un productivisme qui reste toujours aussi immoral. Les animaux resteront au final des biomachines dépossédées de leur liberté et de leur vie, mais aussi de leur conscience, ce qui fait de ce projet une fausse solution à une époque où les recherches sur la viande synthétique progressent. A une époque où nous pouvons aussi et surtout trouver des alternatives naturelles et végétales à la viande.

Ce projet est avant tout une création provocante et ne sera probablement jamais appliqué. 

Néanmoins, si un étudiant en architecture à su imaginer un tel projet, nous pouvons nous inquiéter sur ce que le futur réserve à tous ses animaux innocents chosifiés par l'Homme.

Pour en savoir plus.

lundi 16 avril 2012

Thema : Doit-on encore manger des animaux ? [ARTE]

La Thema présente, outre les différentes formes d’élevage en batterie, les conséquences écologiques de l'augmentation de la production de viande.



Ou, en plusieurs parties :

lundi 14 novembre 2011

N'achetez jamais vos animaux en animalerie, choisissez l'adoption !



Il y a plusieurs bonnes raisons de ne pas acheter un animal dans une animalerie ou chez un éleveur, en voici quelques unes, qui je l'espère vous convaincrons de ne pas faire cette erreur :

1- Le trafic d'animaux :
La réglementation française interdit l'importation d'animaux provenant des pays de l'est, pourtant ce sont ces animaux qui se retrouvent dans les animaleries françaises. Comment ? Tout simplement en passant par la Belgique, plaque tournante du trafic d'animaux. Sur place, les animaux destinés aux animaleries françaises sont dotés de papiers Belge, ils deviennent des ressortissants de l'Union Européenne et ainsi leur arrivée en France se fait "légalement".




2- Sevrage et maladies :
Les chiens et chats sont souvent séparés trop tôt de leurs mères, ce qui génère des problèmes de santé physique et psychologique. Ils sont élevés dans des pays où l'on trouve encore des zones infestées par la rage. Ils ne reçoivent aucun vaccin et sont aussi victimes de maladies contagieuses telles que la toux de chenil, la gale, la maladie de carré...présentes généralement dans les élevages insalubres. Très souvent ce sont aussi des malformations, des problèmes cardiaques et/ou respiratoires qui handicaperont l'animal tout au long de sa vie, si celui-ci ne meurt pas prématurément.



3- Des animaux déséquilibrés :
Bien que certains soient respectueux des animaux, la plupart des éleveurs (même français) ont pour but de fournir le plus de "marchandise" possible à bas prix, pour ce faire le mot d'ordre est la "rentabilité", peut importe alors la façon dont seront traités les animaux.
Afin que les femelles puissent jouer leur rôle de biomachine, les bébés sont séparés d'elles trop tôt. Mal sevrés ou non-sevrés, maltraités, détenus dans des conditions inadéquates et sans aucune sociabilisation...ce sont autant de risques pour vous d'acheter un animal peureux, agressif, destructeur ou même capable de s'auto-mutiler.

4- la détention en animalerie :
Qui aurait envie de passer ses journées dans une cage de verre ou de grilles, avec un éclairage trop puissant, sans endroit où se cacher, avec tout un tas de personnes qui viennent vous observer sans vous adopter, des enfants qui frappent sur les vitres/grilles pour vous réveiller...etc ? Logiquement, personne ne le voudrait. Et c'est sans parler des mauvais traitements dont peuvent être victimes certains animaux.



5- Des prix attractifs...
En animalerie vous pouvez trouver certains animaux à des prix dérisoires, ceux-ci proviennent en général d'élevages intensifs (ce qui ne veut pas dire qu'un animal à prix élevé provient d'un élevage correct). Si le prix d'origine vous paraît abordable et attractif, gardez à l'esprit qu'un animal issue d'élevages intensif est un animal qui a de fortes chances d'être en mauvaise santé. Au final, ce que vous aurez gagné à l'achat vous le perdrez (et bien plus encore) en soins vétérinaires.

6- Une mortalité élevée.
Âgés d'à peine deux ou trois mois, ils sont transportés dans d'horribles conditions :  enfermés dans des boites et manipulés comme de simple colis, ils peuvent faire des centaines ou des milliers de kilomètres dans des conditions extrêmes, sans eau, nourriture ou ventilation. A l'arrivée 4 animaux sur 10 en moyenne sont morts.
Quant aux invendus des animaleries ou les chiennes d'usines à chiots trop vieilles, illes seront tout bonnement tué-e-s.


7- Alors en l'achetant on le sauve !
En achetant un animal en animalerie ou chez un éleveur, ce sont dix autres qui sont prêt à être mit derrière une vitrine. Malheureusement, en pensant sauver un de ces pauvres malheureux, vous encouragez ce commerce barbare.

8- La solution est pourtant simple.
Un animal ne s'achète pas en magasin comme un simple objet, il s'adopte !
Plutôt que de vous tourner vers une animalerie ou un éleveur, dirigez-vous vers les refuges, ces derniers sont souvent débordés tellement les abandons sont nombreux. Beaucoup trop d'animaux attendent impatiemment de trouver un foyer et il serait dommage de choisir à la place des animaux issue d'un commerce qui doit cesser d'exister. En choisissant d'adopter, vous faites non seulement un beau geste, mais en plus vous n'encouragez et ne financez plus le trafic immonde des animaux d'animalerie.

Pour plus de renseignement sur les animaleries : http://www.animaleries.fr.st/ ou encore AMA - usines à chiots

Pour les adoptions, n'hésitez pas à vous renseigner auprès des associations et refuges qui se trouvent près de chez vous. Vous pouvez aussi vous inscrire sur le forum RESCUE afin d d'être informé des adoptions urgentes (sauver un animal risquant l'euthanasie), vous y trouverez aussi des conseils pour les soins et la santé de votre ami ou encore la possibilité de devenir famille d’accueil et d'aider les membres du site.



jeudi 10 novembre 2011

La maltraitance des animaux au cinéma ! C'est quoi ce cirque ?!

Comme beaucoup de personne, j'aime bien me mater un bon film de temps en autre, et bien sûr, en tant que cinéphile je ne me contente pas de regarder un film juste comme ça pour me divertir, j'essaie d'en comprendre le sens et surtout je suis très curieux-se de savoir ce qu'il se passe de l'autre côté de la caméra. J'aime me laisser emporter par un film, mais par moment la réalité reprend le dessus, et je me dit que ce que j'ai vu n'était que comédie et l'illusion. Et, malgré tout j'y ai cru l'espace d'un instant. C'est la magie du cinéma, c'est ce qui le rend merveilleux...

C'est aspect du cinéma et des séries télé qui m'attire, ce côté illusionniste qui transmet de l'émotion avec un simple cadrage, une luminosité, un contraste ou une musique.

"Aucun animal n'a été maltraité durant le tournage"

Mais en tant que vegan-e, je ne peux pas passer à côté de certaines questions qui concerne les animaux présents dans les films. Si j'arrive à comprendre qu'un acteur prenne du plaisir à jouer la comédie des qu'on lui dit "action!", j'ai beaucoup plus de mal à accepter qu'il en soit de même pour les animaux. En général le métier d'acteur se choisi, ou, s'il se présente par hasard il n'est pas fait à contre coeur. Les seuls acteurs humains qui n'ont pas le choix sont les très jeunes enfants, mais si l'exploitation forcée est ce qui les rapproche des animaux, la façon dont ils sont respectivement traité est se qui les différencie le plus. Aucun enfant n'est battu, enfermé, brimé à la moindre erreur ou encore mal nourri lors d'un tournage. Les animaux, pour la plupart et à des degrés parfois hallucinant, le sont.


Lorsque l'on regarde un film où un Homme partage de la complicité avec un animal, il faut d'abord remettre les chose dans un contexte réel : Hors caméra, l'acteur n'a aucun lien avec l'animal, ce dernier a été loué chez un dresseur ou à un cirque.

Il faut en fait être complètement déconnecté de la réalité pour imaginer, ne serait-ce qu'une seconde, que les actions et émotions jouées par un animal sont spontanées et vraies. Dans un film où un homme rentre du travail et où l'on voit son chien lui sauter dessus de joie, on pourrait imaginer que ce soit possible, que l'acteur ait pendant les mois de tournages développé une vraie relation avec le chien...mais réfléchissons. Hors caméra, l'acteur ne partage pas la vie de ce chien, hors caméra il n'a pas passé la journée au travail et l'animal n'a pas attendu impatiemment qu'il rentre, hors camera la scène a été répétée pour être le plus crédible possible, et pour que le chien accoure vers l'acteur un ordre est donné à l'instant t par son dresseur et cela autant de fois qu'il le faudra pour tenir la bonne prise. 
Si à l'écran les scènes restaurent bien le quotidien d'un homme et de son animal de compagnie, derrière la caméra les scène jouées ne représentent pas la vérité et c'est là qu'intervient le talent d'acteur. Ce qui rend un animal crédible au cinéma, ce n'est pas son talent d'acteur, c'est le dressage. 

Une fois cela admit, on se pose alors la question de comment sont dressés les animaux. 
Je ne pars du principe que tous les dresseurs ne sont pas des monstres, je pense que certains ne sont tout simplement pas conscient du mal qu'ils font.
Mais, pour la plupart, ils savent qu'ils doivent fournir un animal obéissant aux ordres et que le meilleur moyen de se faire obéir c'est d'instaurer la peur. Pour les lion et tigres de cirques par exemple, pendant les spectacle la peur passe par les cris du dresseur, par des coups de bâtons sur le sol ou les grille pour rappeler que c'est ce même bâton électrique ou muni de crochets soigneusement camouflées qui les bât une fois le public parti. Tout le secret est là : la meilleure façon de transmettre la peur et de dominer un animal humain ou non, c'est de lui faire mal. 



Pour le cinéma les animaux ne sont pas traités différemment que dans les cirques. Ils sont arrachés de leur environnement naturel ou nés en captivités (on se demande, d'un point de vu lié à l'instinct animal, ce qui est pire), enfermés dans des cages pendant tout le temps où ils ne tournent pas de scènes, ils sont  dans certains cas hébergés dans des conditions aberrantes (cages insalubres, nourriture inadéquate, malnutrition, manque d'abreuvoir...).
La vie d'un animal de cirque ou de cinéma est un enfer.



En tant que veganes, la présence d'animaux dressés et manipulés dans des films devraient nous interpeller plus que ça et nous devrions vraiment penser à boycotter le plus de films possibles (le boycott passant par le non achat de DVD ou de places de cinéma, et non par l'interdiction de regarder ces films), mais aussi les spectacles où sont présents les animaux. Nous devrions aussi de ce fait imaginer des solutions, comme par exemple inviter les réalisateurs à remplacer les animaux réels par de la 3D.


mercredi 9 novembre 2011

Le pigeon, ce mal aimé.



C'est après avoir lu cet article, que je me suis rendu compte de l'importance de vous parler de nos amis les pigeons.

Lorsque l'on habite en ville, le pigeon biset est sans doute l'animal que l'on croise le plus souvent mais que l'on ignore le mieux, ou pire encore que l'on déteste le plus. Si pourtant dans certaines villes il est respecté et nourri, a plupart des gens ne lui trouve aucun intérêt ou éprouvent de l'aversion à son égard.
Enfant déjà, certain-e-s commence à haïr cet oiseau : Iles leurs font peur, les font fuir, leur jettent des pierres dessus, leur donnent des coups pour ensuite les abandonner morts (ou presque) sur le bord d'un trottoir. Une fois adultes, nous râlons à cause des excréments qui jonchent le sol ou les bancs publics, qui tombent sur les voitures ou par hasard sur notre épaule...car le plus grand crime du pigeon, c'est d'être doté d'un appareil digestif. Chier devient un crime contre l'humanité passible de la peine de mort.



Il est considéré comme une espèce nuisible, parce qu'il est bruyant, parce que ces fientes sont acides et abîment les monuments, parce que comme le rat il peut transmettre des maladies...en d'autres mots, on cherches des torts tout à fait applicable à l'humain à des animaux qui ne font que vivre leur vie. Nous bien plus qu'eux sommes nuisibles, nous transmettons aussi des maladies, des bien plus grave encore que la grippe aviaire : la méchanceté et la bêtise.
En laissant nos enfants effrayer ces animaux, en ne leur apprenant pas que tous les êtres sentients méritent d'être respectés, nous les laissons devenir des assassins d'animaux en puissance et potentiellement bien plus encore.

Alors, puisqu'on ne l'aime pas cet oiseau de malheur on veut s'en débarrasser, ou du moins en réguler le nombre. Pour ce faire les villes empoisonnent, capturent, tuent ou stérilisent dans des conditions parfois déplorables nos amis pigeons.



En plus de mériter du respect en tant qu'être vivant sentient, le pigeon est un animal plus intéressant qu'il n'y paraît, mais encore faut-il prendre le temps de l'observer pour se rendre compte que c'est un animal non agressif et sociable, autant avec les animaux humains qu'avec ces congénères.
Si enfant j'ai eu la mauvaise idée de faire comme les autres en m'amusant à faire s'envoler les pigeons, j'ai vite compris qu'il était plus amusant encore de les nourrir et de les observer sans les effrayer.

Le pigeon n'est pas un monstre. Aucun animal ne mérite d'être maltraité ni ne mérite le statut de nuisible.
Cessons nous mêmes d'être nuisibles avant de déclarer que les autres espèces qui peuplent cette planète le sont.

vendredi 14 octobre 2011

La vengeance du taureau.

Petite compilation de vidéo qui font toujours plaisir à voir.


Un juste retournement de situation. Mais combien de taureaux torturés et assassinés par rapport à ces idiots de torero blessés ou morts ? Trop, beaucoup trop !
Je déteste la Corrida, je déteste ces participants, je déteste ses aficionados, je déteste savoir qu'en vérité presque aucun taureau n'est gracié,  je déteste ces gens qui plaignent les torero blessés ou morts ! Il l'ont cherché, il l'ont mérité !
Vous pensez que je suis sadique ?
NON, je suis en colère, en colère contre la connerie humaine, contre ces hommes et ces femmes qui transforme un animal extraordinaire en jouet, un animal qui jusqu'à la fin de sa torture reste majestueux et courageux. Un animal qui se défend contre une personne qui se pavane dans son costume ridicule mais qui seul fasse au taureau, sans ses potes pour l'aider en cas de problème, se pisserait de trouille dessus.

La Corrida est un combat à armes inégales, une torture publique, une véritable honte et quand un enfoiré de bourreau meurt ou est gravement blessé, je suis heureuse de voir que la nature prouve sa supériorité.

Ce n'est pas du sadisme, ce qui est sadique c'est d'approuver ce genre de pratiques barbares.

mercredi 12 octobre 2011

Vous reprendrez bien un peu de stéatose hépatique ?



Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler du foie gras...oui, une envie soudaine, comme ça d'un coup pouf ça m'est venu à l'esprit, chting!* "foie gras!".

Alors avant tout, qu'est-ce que le foie gras ?

Wikipédia nous dit ceci :
"Le foie gras est une spécialité culinaire à base de foie frais issu de l'élevage puis de l'engraissement par gavage d’oies et de canards. Le foie gras frais est le produit agricoleissu de l'élevage avicole et le foie gras cuit correspond à la spécialité culinaire."
Et voici ce que nous dit le magazine officiel du foie gras sur la vie des oies et canards gavé-es :
Après 12 à 14 semaines d’élevage en liberté, le palmipède adulte va recevoir une alimentation très abondante et progressive destinée à le préparer à l’engraissement à venir. Une fois l'âge adulte atteint, vers le troisième mois, il reçoit 2 à 3 rations quotidiennes de maïs exclusivement durant deux semaines. Ainsi, son Foie fabriquera naturellement les graisses qui feront de lui un Foie Gras.

Ce que ne nous dit pas wikipédia et encore moins le magazine du foie gras, c'est comment sont élevé-es et gavé-es les oiseaux. Ce que nous montre le magazine du foie gras c'est de jolies photo de recettes et d'animaux gambadant heureux dans la campagne...mais en aucun cas les images de ces même animaux enfermés dans un hangar sombre, piégés dans un espace vital réduit qui les prive de tous mouvement, même de seulement déplier leur ailes, pendant plusieurs jours/semaines.

Je vais donc vous résumer en quelques mots l'histoire de ses oiseaux, de leur naissance à leur mort.

Naissance et tri sélectif :


Il naît environ 82 millions de canetons et 700 000 oisons par an dans l'industrie du foie gras, ces animaux sont uniquement destinés à être gavés, le gavage étant une obligation dans la production du foie gras.
Chez les canards, seul les mâles peuvent être gavés car le foie des femelles est trop nervé. Ils ont donc triés dés la naissance et les femelles sont en général jetées vivantes dans un broyeur.
Suite à ça, les oiseaux à peine âgés d'un jour sont conduit dans un élevage et patientent 80 jours avant d'entamer la phase de gavage.

Broyeur.

Le gavage :


En France, la majeure partie des oies et canards condamnés au gavage sont enfermé dans des cages individuelles (cages de batteries) qui ne leur permettent aucun mouvements, pas même celui de déployer les ailes. Ces cages individuelles son en réalité interdites, mais la France, premier exportateur de foie gras et donc au dessus de tout, n'applique pas les recommandations de 1999. Il existe néanmoins des cages communes, mais non conformes. L'un dans l'autre, peut importe la cage les oiseaux vivent dans l'inconfort le plus total.
Sagement installés dans leurs cages, les oies et canards sont "prêts" à être gavés.
Le gavage est une méthode violente qui consiste à alimenter de force l'animal par le biais d'un tube de métal enfoncés de sa gorge à son foie. Les quantités de nourriture sont énormes (l'équivalent de 15 kilos de polenta pour nous humains) en 45 à 60 secondes avec les méthode artisanales...et en seulement 2 à 3 secondes avec les méthodes industrielles à la pompe hydraulique ou pneumatique.
Ils sont gavés ainsi deux fois par jours en moyenne.

Choc, maladies et mort de l'animal


Suite au gavage, l'animal sera pris de diarrhées, il ne sera plus capable de réguler sa température, ses poumons seront compressés par son foie qui ne va pas doubler ou tripler de volume mais atteindre 10 fois sa taille normale, il aura du mal à respirer, et tout simplement à survivre. En plus des douleurs liés à son foie atteint de stéatose hépatique, il subira diverses infections, notamment aux pattes à cause des sol grillagés prévus pour évacuer les excréments (mais qui ne sont en aucun cas propres). L'animal n'a plus aucune hygiène, son état général (physique et psychologique) est déplorable, et les statistiques de mortalité sont affolantes.
Il va subir cela durant deux semaines environ.




Suite à cela, ils sont conduit à l'abattoir, étourdis et saignés, il arrive fréquemment qu'il reprennent connaissances pendant cette dernière.  Ils sont éventrés, leur foie et prélevé et conditionné pour la vente.

Et déposé avec une jolie garniture sur votre table, bon appétit.



Il existe pourtant une alternative.


le Faux Gras et un simili-foie gras entièrement végétal mais avec un gout et une texture presque identique au vrai foie gras. Et oui, ça existe, et c'est garanti sans cruauté.



Signer :


Si comme moi vous êtes contre la production de foie gras en France, n'hésitez pas à signer le manifeste contre le foie gras. Merci pour eux.

mardi 11 octobre 2011

Témoignage d'une étudiante en médecine vétérinaire en stage dans un abattoir


Vécu et écrit par Christiane M. Haupt

Christiane M. Haupt

« Seuls les animaux transportés conformément à la Loi sur la protection des animaux (LPA) et possédant une marque d'identification en règle sont acceptés ». C'est l'inscription qui figure au-dessus de la rampe en béton. Au bout de cette rampe gît raide et blafard un cochon mort. « Oui, certains meurent déjà durant le transport. Par collapsus cardiaque ».
J'ai emporté une vieille veste ; bien m'en a pris. Pour un début d'octobre, il fait un froid glacial. Ce n'est pourtant pas pour cette seule raison que je frissonne.
J'enfonce les mains dans mes poches, m'efforce de montrer un visage avenant pour écouter le directeur de l'abattoir m'expliquer qu'on ne procède plus depuis longtemps à un examen complet de chaque bête, seulement à une inspection. Avec 700 cochons par jour, comment cela serait-il possible ?
« Ici, il n'y a aucun animal malade. Si c'est le cas, nous le renvoyons tout de suite, avec une amende salée pour le livreur. S'il le fait une fois, il ne le fera pas une deuxième ». Je baisse la tête comme pour m'excuser- tenir, simplement tenir, tu dois tenir ces six semaines- que deviennent les porcs malades ?
« Il y a un abattoir tout à fait spécial ». Je possède une certaine expérience concernant les règlements relatifs au transport et sais à quel niveau la protection des animaux est à présent reconnue. Ce mot, prononcé dans un tel endroit, a une résonance macabre. Dans l'intervalle, un gros camion d'où s'échappent des cris stridents et de lugubres grognements est venu se ranger face à la rampe. Dans la pénombre du matin, on distingue mal les détails ; toute la scène revêt un aspect irréel et rappelle quelque sinistre reportage de guerre montrant des rangées de wagons gris et les visages blêmes et terrorisés d'une masse de gens humiliés, sur la rampe de chargement, embarqués par des hommes en armes. Tout d'un coup, je m'y trouve en plein cœur, et c'est comme quand on fait un cauchemar dont on se réveille couvert de sueurs froides : au milieu de ce brouillard, par un froid glacial, dans ce demi-jour sale du bâtiment immonde, bloc anonyme de béton, d'acier et de catelles blanches, tout derrière, à la lisière du bois recouvert d'une légère gelée ; ici se passe l'indicible, ce dont personne ne veut rien savoir.
Les cris, c'est la première chose que j'entends chaque matin lorsque j'arrive pour obtenir mon certificat de stage de pratique. Un refus de ma part d'y participer aurait signifié pour moi cinq années d'études perdues et l'abandon de tous mes projets d'avenir. Mais tout en moi- chaque fibre, chaque pensée- n'est que refus, répulsion et effroi, et la conscience d'une insurmontable impuissance : devoir regarder, ne rien pouvoir faire, et ils vont te forcer à coopérer et te souiller de sang. De loin déjà, quand je descends du bus, les cris des cochons me transpercent comme un poignard. Pendant six semaines, des heures durant, sans répit, ces cris retentiront à mes oreilles. Tenir. Pour toi, cela aura une fin. Pour les animaux, jamais.
Une cour déserte, quelques camions frigorifiques, des moitiés de cadavres de cochons pendus à des crochets, aperçus à travers une porte, dans un éclairage aveuglant. Tout ici est d'une propreté méticuleuse. Cela, c'est la façade. Je cherche l'entrée ; elle est située de côté. Deux bétaillères passent devant moi, ses phares jaunes allumés dans la brume matinale. La lumière blanche des fenêtres éclairées me montre le chemin. Après avoir monté quelques marches, je me retrouve à l'intérieur, où tout est carrelé en blanc. Pas d'âme humaine en vue. Ensuite un corridor, blanc lui aussi, et le vestiaire pour les dames. Il est bientôt 7 heures, et je me change : du blanc, du blanc, du blanc ! Mon casque d'emprunt oscille d'une façon grotesque sur mes cheveux raides. Mes bottes sont trop grandes. Je retourne dans le corridor et me range du côté des vétérinaires. Aimables salutations. « Je suis la nouvelle stagiaire ». Avant de continuer, les formalités. « Enfilez un vêtement chaud, allez chez le directeur et remettez-lui votre certificat de santé. Le Dr XX vous dira alors où vous commencerez ».
Le directeur est un homme jovial, qui me parle d'abord du bon vieux temps où l'abattoir n'était pas encore privatisé. Puis s'interrompant à regret, il décide de me faire visiter personnellement les lieux. C'est ainsi que j'arrive sur la rampe. A ma droite des enclos de béton fermés par des barres en fer. Quelques-uns sont prêts, remplis de cochons. « Nous commençons ici à 5 heures du matin ». On les voit se bousculant ici ou se traînant là : quelques groins curieux arrivent à passer à travers la grille ; des petits yeux méfiants, d'autres fuyants ou en plein désarroi. Une grande truie se jette sur une autre ; le directeur se saisit d'un bâton et la frappe plusieurs fois sur la tête. « Autrement, ils se mordent méchamment ».
En bas de la rampe, le transporteur a abaissé le pont du camion, et les premiers cochons, apeurés par le bruit et la raideur de la pente, se poussent vers l'arrière ; mais entre-temps un convoyeur est monté à l'arrière et distribue des coups de trique en caoutchouc. Je ne m'étonnerai pas, plus tard, de la présence de tant de meurtrissures rouges sur les moitiés de cochons.
« Avec les cochons, il est interdit d'utiliser le bâton électrique » explique le directeur. Certains animaux tentent quelques pas hésitants, en trébuchant parfois. Puis les autres suivent. L'un d'entre eux glisse et sa patte se coince entre la rampe et le pont ; il remonte et continue en boitant. Ils se retrouvent à nouveau entourés de barres de fer qui les mènent inévitablement à un enclos encore vide. Lorsque les cochons se trouvant à l'avant arrivent dans un coin, ils s'y entassent en bloc et s'y cramponnent avec fermeté, ce qui fait pousser à l'employé des jurons de colère et cravacher les cochons de l'arrière qui, pris de panique, essaient de grimper par-dessus leurs compagnons d'infortune. Le directeur hoche la tête : « Ecervelé, simplement écervelé. Combien de fois ai-je déjà dit qu'il ne servait à rien de frapper les cochons se trouvant à l'arrière ! ».
Pendant que j'assistais, pétrifiée, à cette scène- rien de tout cela n'est réel, tu rêves- le directeur se retourne pour saluer le convoyeur d'un autre transport, arrivé en même temps que le précédent et qui s'apprête à décharger. La raison pour laquelle tout est allé ici beaucoup plus vite, mais avec beaucoup plus de cris, je l'ai tout de suite vu : derrière les porcs qui trébuchent, un deuxième homme apparu dans l'aire de déchargement assène, pour accélérer l'opération, des chocs électriques. Je regarde l'homme, ensuite le directeur : « Vous savez pourtant que c'est interdit avec les porcs ». L'homme regarde étonné, puis range l'instrument dans sa poche.
Par derrière, quelque chose se frotte à moi à la hauteur des genoux ; je me tourne et j'aperçois deux yeux bleus vifs. Je connais de nombreux amis des animaux qui s'enthousiasment pour les yeux animés de sentiments si profonds des chats, pour le regard indéfectiblement fidèle des chiens. Mais qui parle de l'intelligence et de la curiosité perceptibles dans les yeux d'un cochon ? Bientôt, j'apprendrai à les connaître, ces yeux, mais d'une autre manière : muets de peur, abattus de douleur, puis vidés, brisés, exorbités, roulant sur un sol maculé de sang.
Une pensée me traverse l'esprit comme un couteau acéré, et elle me reviendra des centaines de fois au cours des semaines suivantes : Manger de la viande est un crime- un crime...
Après un tour rapide de l'abattoir, je me retrouve dans la salle de pause. Une fenêtre qui s'ouvre sur la salle d'abattage laisse voir des cochons couverts de sang, suspendus, défilant dans une chaîne sans fin. Indifférents, deux employés prennent leur petit déjeuner. Du pain et du saucisson. Leurs tabliers blancs sont couverts de sang. Un lambeau de chair est accroché à la botte de l'un d'eux. Ici, le vacarme inhumain qui m'assourdira lorsque je serai conduite dans la salle d'abattage est atténué. Je reviens en arrière, car une moitié de cadavre de cochon a tourné le coin à vive allure et a heurté la moitié suivante. Elle m'a frôlée, chaude et molle. Ce n'est pas vrai - c'est absurde - impossible.
Tout me tombe dessus en une fois. Les cris perçants. Le grincement des machines. Le bruit métallique des instruments. La puanteur pénétrante des poils et des peaux brûlés. L'exhalaison de sang, et d'eau chaude. Des éclats de rire, des appels insouciants des employés. Des couteaux étincelants passant au travers des tendons pour pendre aux crochets des moitiés d'animaux sans yeux dont les muscles sont encore palpitants. Des morceaux de chair et d'organes tombent dans un caniveau par où du sang s'écoule en abondance, et ce liquide écœurant m'éclabousse. On glisse sur des morceaux de graisse qui jonchent le sol. Des hommes en blanc, sur les tabliers desquels le sang dégouline, avec, sous leur casque ou leur képi, des visages comme on peut en voir partout : dans le métro ou au supermarché.
Involontairement, on s'attend à voir des monstres, mais c'est le gentil grand-père du voisinage, le jeune homme désinvolte qui déambule dans la rue, le monsieur soigné qui sort d'une banque. On me salue aimablement. Le directeur me montre encore rapidement la halle d'abattage des bovins, vide aujourd'hui. « Les bovins sont là le mardi ». Il me confie alors à une employée en déclarant qu'il a à faire. « Vous pouvez tranquillement visiter seule la halle d'abattage ». Trois semaines s'écouleront avant que je trouve le courage d'y aller.
Le premier jour n'est encore pour moi qu'une sorte de quart d'heure de grâce. Je vais m'asseoir dans une petite pièce à côté de la salle de pause et heure après heure, je découpe en petits morceaux des chairs provenant d'un seau d'échantillons qu'une main tachée de sang remplit régulièrement dans la halle d'abattage. Chacun de ces petits morceaux - un animal. Le tout est alors haché et réparti en portions, auxquelles on ajoute de l'acide chlorhydrique et que l'on fait cuire, pour le test de trichine. L'employée qui m'accompagne me montre tout. On ne trouve jamais de trichine, mais le test est obligatoire.
Le jour suivant, je me rends donc seule dans une partie de la gigantesque machine à découper les morceaux. Une rapide instruction- « Ici, retirer le reste des os du collier de l'arrière-gorge et séparer les nœuds des glandes lymphatiques. Parfois, un sabot pend encore à une patte, il faut l'enlever ». Alors, je découpe, il faut faire vite, la chaîne se déroule sans répit.
Au-dessus de moi, d'autres morceaux du cadavre s'éloignent. Mon collègue travaille avec entrain, tandis que dans le caniveau tant de liquide sanguinolent s'accumule que j'en suis éclaboussée jusqu'au visage. J'essaye de me ranger de l'autre côté, mais là une énorme scie à eau coupe en deux les corps des cochons ; impossible d'y rester, sans être trempée jusqu'aux os. En serrant les dents, je découpe encore, mais il faut que je me dépêche, pour pouvoir réfléchir à toute cette horreur, et par-dessus le marché il faut que je fasse diablement attention de ne pas me couper les doigts. Le lendemain, j'emprunterai d'une collègue stagiaire qui a terminé son stage une paire de gants en métal. J'arrête de compter les cochons qui défilent devant moi, ruisselants de sang. Je n'emploierai plus de gants en caoutchouc. Il est vrai qu'il est répugnant de fouiller à mains nues dans des cadavres tièdes, mais si l'on se retrouve plein de sang jusqu'aux épaules, le mélange poisseux des liquides corporels pénètre de toute façon à l'intérieur des gants et rend ces derniers superflus. Pourquoi tourner des films d'horreur, quand tout cela se trouve ici ?
Le couteau est bientôt émoussé. « Donnez-le-moi, je vais vous l'aiguiser ». Le brave grand-père, en réalité un ancien inspecteur des viandes, me lance un clin d'œil. Après m'avoir rapporté le couteau aiguisé, il se met à faire la causette ici et là, me raconte une blague puis se remet au travail. Il me prend désormais un peu sous son aile et me montre quelques trucs qui facilitent quelque peu le travail à la chaîne. « Ecoutez ! Ici tout cela ne vous plaît pas. Je le vois bien. Mais cela doit se faire ». Je ne peux pas le trouver antipathique. Il se donne beaucoup de mal pour me rassurer. La plupart des autres aussi s'efforcent de m'aider ; ils s'amusent certainement à observer ces nombreux stagiaires, qui vont et viennent ici, qui sont d'abord choqués, puis qui poursuivent en serrant les dents leur période de stage. Toutefois, ils demeurent bienveillants. Il n'y a pas de chicaneries.
Il me vient à penser que- à part quelques exceptions- les personnes qui travaillent ici ne réagissent pas de façon inhumaine ; elles sont juste devenues indifférentes, comme moi aussi avec le temps. C'est de l'autoprotection. Non, les vrais inhumains sont ceux qui ordonnent quotidiennement ces meurtres de masse, et qui, à cause de leur voracité pour la viande condamnent les animaux à une vie misérable et à une lamentable fin, et forcent d'autres humains à accomplir un travail dégradant qui les transforme en êtres grossiers.
Moi-même, je deviens progressivement un petit rouage de ce monstrueux automatisme de la mort. Au bout d'un certain temps, ces manipulations monotones commencent à devenir automatiques, mais elles restent aussi très pénibles. Menacée d'étouffement par le vacarme assourdissant et l'indescriptible horreur omniprésente, la compréhension reprend le dessus sur les sens hébétés et se remet à fonctionner. Faire la différence, remettre de l'ordre, essayer de discerner. Mais cela est impossible.
Lorsque pour la première fois- en fait, le deuxième ou troisième jour- j'ai pris conscience que le corps saigné, brûlé et scié de l'animal, palpitait encore et que sa petite queue remuait toujours, je n'étais plus en mesure de me mouvoir. « Ils... ils bougent encore ! », dis-je, même si en tant que future vétérinaire j'avais appris que c'était les nerfs. J'entends marmonner : « Mince alors, il y en a un qui a fait une faute, il n'est pas tout à fait mort ». Un frémissement spectral agite de partout les moitiés de bêtes. C'est un lieu d'horreur. Je suis glacée jusqu'à la moëlle.
Rentrée à la maison, je me couche sur mon lit, les yeux au plafond. Passer les heures, les unes après les autres. Chaque jour. Mon entourage réagit avec irritation. « N'aie pas l'air si renfrognée ; fais donc un sourire. Tu voulais absolument devenir vétérinaire ». Vétérinaire, oui, mais pas tueuse d'animaux. Je ne peux pas me retenir. Ces commentaires. Cette indifférence.
Cette évidence de meurtre. Je voudrais, je dois parler, dire ce que j'ai sur le coeur. J'en étouffe. Je voudrais raconter ce que j'ai vu sur le cochon qui ne pouvait plus marcher, progressant tant bien que mal sur son train arrière, jambes de côté ; sur les cochons qui reçoivent des coups de trique et de pied jusqu'à ce qu'ils finissent par entrer dans le box d'abattage. Ce que j'ai vu en me retournant : comment l'animal est scié devant moi et accroché en oscillant : morceaux de muscles partagés en deux parties égales à partir de l'intérieur des cuisses. Nombre d'abattages par jour 530, jamais je ne pourrai oublier ce chiffre. Je voudrais parler de l'abattage des bovins, de leurs doux yeux bruns, remplis de panique. De leurs tentatives d'évasion, de tous les coups et les jurons, jusqu'à ce que la misérable bête soit finalement prisonnière de l'enclos fermé par des barres de fer et une serrure à double tour, avec vue panoramique sur la halle où ses compagnons d'infortune sont dépouillés de leur peau et coupés en morceaux ; puis l'avancée mortelle, et dans le moment qui suit la chaîne que l'on accroche à une patte arrière et dont l'animal tente vainement de se débarrasser en la projetant vers le haut, tandis que, déjà, par en-dessous, sa tête est tranchée. Des flots de sang qui giclent à profusion du corps sans tête, tandis que les pattes se recroquevillent... Raconter à propos des bruits atroces de la machine qui arrache la peau du corps, du geste du doigt, circulaire et automatisé, pour ôter le globe de l'œil de son orbite- artère sectionnée, saignante, coulant à flot à l'extérieur- et le jeter dans un trou à même le sol, où il disparaîtra parmi tous les « déchets ». Le bruit provenant des envois sur le dévaloir en aluminium usé, des abats retirés du cadavre décapité et qui ensuite, sauf le foie, le cœur, les poumons et la langue- destinés à la consommation- sont aspirés dans une sorte de collecteur d'ordures.
C'est vrai que je voudrais raconter qu'il arrive toujours qu'au milieu de ces montagnes visqueuses et sanguinolentes se trouve un utérus gravide, et que j'ai vu des petits veaux déjà tout formés, de toutes les tailles, fragiles et nus, les yeux clos, dans une enveloppe utérine qui n'est plus en mesure de les protéger- le plus petit aussi minuscule qu'un chat nouveau-né, et quand même une vache en miniature, le plus grand au poil tendre et soyeux, d'un blanc cassé, avec de longs cils autour des yeux, dont la naissance devait avoir lieu quelques semaines plus tard. « Est-ce que ce n'est pas un miracle, ce que la nature crée ? » constate le vétérinaire de service cette semaine-là, en jetant l'utérus avec le fœtus ensemble dans le gargouillant moulin à déchets. J'ai maintenant la certitude qu'aucun dieu ne peut exister puisqu'aucun éclair ne vient du ciel pour punir tous ces forfaits commis ici-bas, et que ceux-ci se perpétuent interminablement. Ni pour soulager la vache maigre et pitoyable qui, à mon arrivée à 7heures le matin, se traîne à bout de force, au prix d'efforts désespérés, dans le couloir glacé, plein de courants d'air, et s'allonge juste devant le box de la mort ; pour elle, il n'existe aucun dieu, ni personne d'ailleurs, pour lui donner une petite tape pour l'aider. Avant tout, il faut traiter le reste des animaux prévus pour l'abattage.
Quand je quitte à midi, la vache est encore couchée et tressaille ; personne, en dépit d'instructions répétées n'est venu la délivrer. J'ai alors desserré le licou qui lui tranchait impitoyablement la chair et lui ai caressé le front. Elle m'a regardé avec ses grands yeux, et j'ai alors appris en cet instant que les vaches pouvaient pleurer.
Mes mains, ma blouse, mon tablier et mes bottes sont barbouillés du sang de ses congénères : pendant des heures, je suis restée à la chaîne, en train de couper des cœurs, des poumons et des foies. J'ai déjà été prévenue : « Avec les bovins on est toujours totalement immergé ! ». C'est cela que je voudrais communiquer, afin de ne pas porter seule le fardeau, mais dans le fond il n'y a personne qui veuille m'écouter. Ce n'est pas qu'au cours de cette période on ne m'ait pas souvent assez posé la question : « Et à l'abattoir, comment ça va ? Moi, en tout cas, je ne pourrais pas le faire ».
Avec mes ongles enfoncés dans les paumes des mains je gratte les lunules jusqu'au sang pour ne pas frapper ces visages apitoyés, ou pour ne pas jeter le téléphone par la fenêtre ; pleurer, voilà ce que je voudrais faire, mais depuis que j'ai vu ce spectacle quotidiennement, chaque cri s'est étouffé dans ma gorge.
Personne ne m'a demandé si je pouvais tenir.
Les réactions à des réponses si parcimonieuses trahissent le malaise à ce sujet. « Oui, cela est tout à fait terrible, aussi nous ne mangeons plus que rarement de la viande ». Souvent je m'encourage : « Serre les dents, tu dois tenir, bientôt tout cela sera derrière toi ». Pour moi, que le massacre continue jour après jour est l'une parmi les pires manifestations d'indifférence et d'ignorance. Je pense que personne n'a compris que ce ne sont pas ces six semaines à surmonter qui sont importantes, mais bien ce monstrueux meurtre de masse, qui se renouvelle des millions de fois, et dont sont responsables tous ceux d'entre nous qui mangent de la viande. En particulier, tous ceux qui se prétendent amis des animaux et mangent de la viande : ils ne sont pas dignes de confiance.
« Arrête, ne me coupe pas l'appétit ! ». C'est aussi avec ce type de réaction que plus d'une fois je suis restée muette. Parfois le ton monte : « Mais tu es une terroriste, toute personne normale doit rire de toi ». Comment s'en sortir seule dans de tels instants ? Il m'arrive d'aller regarder le petit fœtus de veau que j'ai ramené à la maison et que j'ai mis dans du formol.
« Memento mori ». Et laisser en rire les « gens normaux ».
Les choses deviennent abstraites quand on est entouré de tant de morts violentes ; la vie à titre individuel apparaît alors comme infiniment dénuée de sens. Quand je regarde les rangées anonymes de cochons transportés sous la même forme à travers la halle, je me demande : « Les choses seraient-elles différentes si à la place de cochons, il y avait des humains ? ». D'autant plus que l'anatomie de la partie arrière de l'animal, épaisse, parsemée de pustules et de taches rouges, rappelle étrangement ce que l'on peut voir sur les plages ensoleillées des vacances : des amas de graisse débordant des maillots de bain trop étroits. En outre, les cris qui retentissent interminablement dans la halle d'abattage quand les animaux sentent approcher la mort pourraient provenir de femmes et d'enfants. Ne plus faire la différence devient inévitable. Il y a des moments où je pense : Arrêter, cela doit s'arrêter. Pourvu qu'il fasse vite avec la pince électrique, pour qu'enfin cela s'arrête. « Beaucoup d'animaux ne crient pas » a dit une fois l'un des vétérinaires, « alors que d'autres se figent comme des statues en se mettant à crier sans aucune raison ». Je me demande pour ma part comment ils peuvent rester immobiles et « crier sans aucune raison ». Plus de la moitié du temps de stage est écoulée lorsque je pénètre enfin dans la halle d'abattage pour pouvoir dire : « j'ai vu ». Ici se termine le chemin qui débute à la rampe de déchargement. Le lugubre corridor sur lequel débouchent tous les enclos se rétrécit jusqu'à une porte ouvrant sur un box d'attente ayant une capacité de 4 ou 5 cochons. Si je devais décrire en image le concept de « peur », je le ferais en dessinant des cochons blottis les uns contre les autres contre une porte fermée, et je dessinerais leurs yeux. Des yeux que plus jamais je ne pourrai oublier. Des yeux que chacun d'entre nous qui veut manger de la viande devrait avoir regardé. Les cochons sont séparés à l'aide d'une trique en caoutchouc. L'un d'entre eux est poussé en direction d'un espace fermé de tous côtés. Il crie, et comme souvent le gardien a encore autre chose à faire, l'animal essaye de reculer et s'évader par l'arrière jusqu'à ce qu'enfin, à l'aide d'un clapet électrique, il puisse verrouiller l'issue. Par une pression sur un bouton, le sol de l'enclos est remplacé par une sorte de traîneau mobile sur lequel le cochon se retrouve à califourchon, ensuite une deuxième coulisse s'ouvre devant lui et le traîneau avec l'animal glisse vers l'avant dans un autre box. Là une brute de boucher chargé de l'abattage- je l'ai toujours appelé en moi-même Frankenstein- branche les électrodes. Une tenaille d'étourdissement à trois points, comme le directeur me l'a expliqué. On voit dans le box le cochon qui tente de se cabrer, puis le traîneau est brusquement retiré et la bête, palpitante, s'affaisse dans un flot de sang en agitant nerveusement les pattes. Ici l'attend une autre brute de boucher, qui sûr de sa cible, enfonce le couteau en-dessous de la patte avant droite du cochon ; un flot de sang foncé gicle et le corps s'affaisse vers l'avant.
Quelques secondes plus tard, une chaîne de fer se referme sur une des pattes arrière de l'animal qui est hissé vers le haut ; la brute de boucher dépose alors son couteau, s'empare d'une bouteille de cola souillée, déposée à même le sol recouvert d'une couche de sang d'au moins un centimètre, et en boit une gorgée.
Je décide de suivre les cadavres qui, balancés à leur crochet, et saignant abondamment, sont dirigés vers « l'enfer ». C'est ainsi que j'ai dénommé la pièce suivante. Celle-ci est haute et noire, pleine de suie, de puanteur, de fumée. Au terme de plusieurs virages au cours desquels le sang se déverse encore à flots, la rangée de cochons arrive à une sorte d'immense four.
C'est là que la soie du porc est éliminée. Les corps des animaux tombent par une sorte d'entonnoir à l'intérieur de la machine. On peut y voir à l'intérieur. Les flammes jaillissent et, pendant quelques secondes, les corps sont secoués de tous côtés, et semblent accomplir une danse grotesque et trépidante. Ils sont ensuite largués de l'autre côté sur une grande table où ils sont immédiatement attrapés par deux grosses brutes de bouchers qui commencent par enlever les parties de la soie qui n'ont pas été éliminées, puis grattent les orbites oculaires et séparent les sabots des pattes. Tout cela se déroule très rapidement, le travail s'effectue en plein accord. Pendues aux crochets par le tendon des pattes postérieures, les bêtes mortes sont alors dirigées vers un châssis métallique contenant une sorte de lance-flammes. Dans un bruit assourdissant, le corps de l'animal est soumis à un jet de flammes qui l'espace de quelques secondes l'enveloppe tout entier. La chaîne mobile se met alors à nouveau en mouvement et emporte les corps dans la halle suivante, celle-là même où je me suis trouvée durant les trois premières semaines. Là les organes sont retirés et apprêtés sur la bande mobile supérieure. La langue est palpée, les amygdales et l'œsophage détachés et jetés, les ganglions lymphatiques coupés, les poumons mis aux déchets, la trachée-artère et le cœur ouverts et les échantillons pour l'examen de trichine prélevés, la vésicule biliaire extirpée, et le foie examiné à cause de la présence possible de poches de vers. Beaucoup de porcs ont des vers et si leur foie en est rempli, il doit être jeté. Tous les autres organes, comme l'estomac, les intestins, l'appareil génital, sont envoyés au rebut. Sur la bande mobile inférieure, le reste du corps est apprêté : divisé en morceaux ; les articulations coupées ; l'anus, les reins et les parties graisseuses entourant les reins enlevés ; le cerveau et la moelle épinière retirés, etc., et ensuite une marque est imprimée sur l'épaule. Le cou, le bas du dos, l'abdomen et les cuisses sont préparés pour la pesée, puis dirigés vers la chambre froide. Les animaux jugés impropres à la consommation sont « provisoirement écartés ». Pour le marquage, qui est une opération effectuée dans la sueur sur des cadavres tièdes et visqueux qui pendent très haut en fin de bande, il faut faire très vite quand on n'a pas l'habitude : on risque de se faire assommer par les moitiés de bêtes qui arrivent en force devant la balance et s'entassent les unes sur les autres avec violence.
Je ne dirai pas le nombre de fois que j'ai laissé mon regard errer sur l'horloge murale de la salle de pause ! Mais ce qui est sûr, c'est qu'en aucun autre endroit au monde le temps ne passe plus lentement qu'ici. Un temps de pause est octroyé au milieu de la matinée, et c'est essoufflée que je me précipite aux toilettes, et que tant bien que mal je me nettoie du sang et des lambeaux de chair ; c'est comme si cette souillure et cette odeur allaient s'accrocher à moi pour toujours. Sortir, seulement sortir d'ici. Je n'ai jamais pu avaler quoique ce soit comme nourriture dans ce bâtiment. Soit je passe mon temps de pause, aussi froid qu'il puisse faire dehors, à courir jusqu'à la clôture en fils de fer barbelés et regarde au loin les champs et l'orée du bois, et j'observe les corneilles. Ou alors je traverse la rue et me rends au centre commercial où je peux me réchauffer en buvant un café dans une petite boulangerie. Vingt minutes après, on est de nouveau à la chaîne. Manger de la viande est un crime. Jamais plus ceux qui mangent de la viande ne pourront être mes amis à nouveau. Jamais, jamais plus. Je pense que tous ceux qui mangent de la viande devraient être envoyés ici, et voir ce qui s'y passe, du début à la fin.
Je ne suis pas restée ici parce que je veux devenir vétérinaire, mais parce que les gens veulent manger de la viande. Et pas seulement cela : mais parce qu'en plus ce sont des poltrons. Leur escalope blanchie, stérile, achetée au supermarché, n'a plus les yeux qui déversent des flots de larmes de frayeur devant la mort, pas plus qu'elle ne hurle quand le couteau va frapper. Vous tous qui vous nourrissez des cadavres de la honte, cela vous est soigneusement épargné, vous qui dites : « Non, moi, cela je ne pourrais pas le faire ».
Un jour, un paysan est venu, accompagné de son fils, âgé de 10 ou 11 ans, pour faire analyser un échantillon de viande pour la trichine. En voyant l'enfant aplatir sonnez contre la vitre, j'ai pensé que si les enfants pouvaient voir toute cette horreur, tous ces animaux tués,ily aurait peut-être un espoir de changement. Mais j'entends encore l'enfant crier à son père : « Papa, regarde, là, quelle énorme scie !? ».
Le soir, à la télévision, on annonce aux informations : « mystère non encore résolu à propos du meurtre perpétré sur une jeune fille, assassinée et coupée en morceaux et je me rappelle la frayeur générale et le dégoût de la population devant cette atrocité. Je dis : « Des atrocités semblables, j'en ai vu 3700 rien qu'en une semaine ».
Maintenant, je ne suis plus seulement une terroriste, mais encore je suis malade, là-haut, dans ma tête. Car je ressens non seulement de l'effroi et de la répugnance envers le meurtre commis sur un être humain, mais aussi envers ceux commis sur des animaux des milliers de fois en une seule semaine et dans un seul abattoir. Etre un humain, cela ne signifie-t-il pas dire non et refuser d'être le commanditaire d'un meurtre à grande échelle- pour un morceau de viande ? Etrange nouveau monde. Il est possible que les tous petits veaux trouvés dans l'utérus déchiré de leur mère, et qui sont morts avant même d'être nés, ont encore connu le moins mauvais sort d'entre nous tous.
D'une manière ou d'une autre, le dernier de ces interminables jours est enfin arrivé et j'ai reçu mon certificat de stage, un chiffon de papier, cher payé si tant est que j'ai jamais payé cher quelque chose. La porte se referme ; un timide soleil de novembre m'accompagne depuis la cour de l'abattoir jusqu'à l'arrêt du bus. Les cris des animaux et le bruit des machines s'estompent. Je traverse la rue alors qu'un gros camion à remorque amenant du bétail prend le virage pour entrer dans l'abattoir. Il est rempli sur deux étages de cochons, serrés les uns sur les autres.
Je pars sans un regard en arrière car j'ai porté témoignage et, à présent, je veux essayer d'oublier et de continuer de vivre. A d'autres de lutter maintenant ; moi, ce sont ma force, ma volonté et ma joie de vivre qui m'ont été pris et remplacés par un sentiment de culpabilité et de tristesse paralysante. L'enfer est parmi nous, des milliers et des milliers de fois, jour après jour.
Une chose nous reste pourtant, et pour toujours, à chacun : Dire Non. Non, non et encore non !

jeudi 15 septembre 2011

Au nom de la tradition...


 La chasse à courre

Seul et dernier pays en Europe à conserver des méthodes de chasse d’une autre époque, la France maintient par « tradition » la chasse à courre, héritée d’un temps où la violence, la cruauté, la barbarie étaient autant de plaisirs que l’ancienne noblesse s’offrait comme divertissement.
Pire en affichant plus de 400 équipages repartis sur la quasi-totalité du territoire national elle dit aujourd’hui s’enorgueillir de perdurer dans l’exercice d’une pratique qui fait de la souffrance de l’animal poursuivi une source  de jouissance aussi morbide que perverse.



Insensibles à la douleur physique, à la monstruosité d’une pratique barbare, les chasseurs à cor et à cri banalisent, fêtent et célèbrent, avec la sainte bénédiction de l’Eglise de France, le massacre et la torture infligée aux animaux chassés se gorgeant  d’un spectacle de sang et de douleur digne des pires tortionnaires de l’histoire de l’humanité.

Et ceci saison après saison dans le plus total mépris de la vie, du respect de notre bien à tous – la richesse naturelle de la faune sauvage. Dans la plus superbe des insolences aussi, servie par la piétaille et la canaille qui lui sert d’alibi, abreuvant le petit peuple suiveur des mises en scènes à la hauteur de toutes les atrocités commises par l’homme sur les champs de bataille de jadis.

Ils détiennent le pouvoir, ils détiennent les plus grandes fortunes, ils dirigent ce pays, ils sont souvent châtelains.

Est-ce l’image que la France veut donner d'elle-même au XXIème siècle ?

Source : http://www.chasse-a-courre.com/



Pétition anti-chasse à courre : >signer<

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La Corrida

La corrida, rite sanglant réprouvé par 66 % des Français (IFOP mai 2010) consiste à torturer six taureaux durant un quart d’heure chacun.
En premier lieu, le picador enfonce une lance (jusqu’à trente centimètres de profondeur) et fouille la plaie, afin de cisailler le ligament de la nuque et contraindre l’animal à baisser la tête. Il ouvre ensuite la blessure en y plantant six harpons de quatre à sept centimètres : les banderilles. L’animal est enfin mis à mort, au mieux d’un seul coup d’épée, mais c’est rarissime. Une épée plus courte et un poignard sont alors nécessaires pour porter les coups ultimes. Triste record détenu à ce jour : trente-quatre tentatives !

L’afeitado est une mutilation légalement pratiquée lors des corridas de bienfaisance (sic !) au profit d’associations caritatives – AIDES, Chrysalide, Sang pour sang, Sésame autisme, La Croix-Rouge, Ciel ou La Clé – afin de réduire les risques encourus par les toreros censés se produire à titre gracieux. Ce procédé indigne consiste à scier à vif cinq à dix centimètres des cornes du taureau, puis à repousser la matière innervée vers la racine, ce qui revient à ôter au taureau toute perception spatiale et à le diminuer psychologiquement. Ces « festivals de malfaisance » échappent à la TVA à raison de six par an ! Les toreros, qui peuvent gagner jusqu’à 300 000 euros pour une seule prestation, prennent de moins en moins de risques en exigeant ces amputations ignobles, d’autant que de 1948 à 1993, on a enregistré six morts pour 34 033 taureaux tués en France et en Espagne.
Nourris aux aliments composés, les animaux évoluent dans des espaces de plus en plus réduits et manquent de qualité musculaire. La plupart s’agenouillent, pitoyables, dès leur entrée en piste : un comportement que les commentateurs taurins qualifient pudiquement de « faiblesse ». Des sédatifs leur sont souvent administrés. Effectués sur 6 000 taureaux tués en Espagne en 1997, vingt-sept prélèvements ont été analysés et quatre ont révélé la présence de produits illicites : du Fénylbutazona, utilisé pour dissimuler des boiteries, et des traces de Flumixin, un anti-stress qui favorise l’endormissement !
Enfin, des autopsies en notre possession attestent qu’en 1995 et 1996 une proportion accablante de taureaux était frappée de maladies particulièrement invalidantes. Comment oser, dès lors, parler d’un combat d’égal à égal ?



Des « écoles » enseignent aux enfants, dès six ans, l’« art » de torturer et de mettre à mort. Les pouvoirs publics leur distribuent, ainsi qu’aux organisateurs de corridas plusieurs millions de subventions sortis tout droit de la poche des contribuables !
La loi est telle que, dans une zone de tradition locale ininterrompue, n’importe qui peut tuer un veau dans des conditions effroyables. Des enfants se font la main, l’épée entre, ressort, on se met à plusieurs pour achever l’animal et l’agonie a lieu dans un bain de sang.
Pourtant le code du travail interdit aux moins de seize ans d’être produits dans une entreprise de spectacles. Malgré ce, les organisateurs n’hésitent pas à passer outre car le public a besoin de sensations de plus en plus fortes. L’arène n’est-elle pas l’ultime endroit où l’on peut encore, en toute légalité, se délecter de la mort de l’animal et parfois en prime de celle d’un homme ? Alors, un torero miniature, quelle aubaine !
Mais grâce à la vigilance de l'Alliance Anticorrida, le directeur des arènes de Nîmes a écopé d'une forte amende pour infraction à la législation du travail en 1997, et, en 2008 des enfants ont été interdits d'arènes et les spectacles annulés.

Pour ce qui est des subventions publiques, le sondage Ipsos de 2010, montre que 61 % des Gardois désapprouvent le financement public des écoles de tauromachie et que 66 % d'entre eux sont hostiles aux corridas.
La promotion de la tauromachie s’infiltre partout, dans les établissements scolaires et même dans les hôpitaux. À la Timone, à Marseille, en 1999, des toreros ont offert à de petits cancéreux un spectacle, sans effusion de sang, ce qui amène insidieusement les enfants à banaliser, voire apprécier la cruauté. Pour preuve : le directeur des arènes de Nîmes les convia à assister à une novillada* peu après.
La corrida joue sur le registre pervers de la séduction : les couleurs, l’habit de lumière, le dépaysement, la fanfare. Tout est pensé afin d’occulter la réalité sanglante, jusqu’à évoquer fallacieusement « ces taureaux que l’on ne tue pas », lors des corridas portugaises. Or, ces taureaux-là sont systématiquement abattus dès leur retour au toril, loin des regards. Ainsi la morale paraît sauve…
C’est également très « tendance » d’assister à une corrida. Certains ont honte d’avouer qu’ils n’aiment pas ce spectacle, de crainte de ne pas être intégrés. Ils préfèrent laisser faire, laisser dire, faire comme si. C’est ainsi qu’on en vient peu à peu à perdre son âme et à subir la dictature d’une minorité qui joue sur le sentiment de culpabilité. Mais, depuis quelques années, à force de présence et de travail, la roue tourne en notre faveur et les consciences s’éveillent…

Car la barbarie est indéfendable. Aucun argument ne résiste à un examen objectif. Importée d’Espagne il y a cent cinquante ans, la corrida ne fait nullement partie de nos traditions. Il faut être muni d’un dictionnaire pour en décoder le langage ! L’argument économique ne tient pas non plus : justifier la cruauté par l’argent reviendrait à remettre en cause l’essentiel d’une nation qui se prétend civilisée. Quant à l’art, dialectique éculée qui ne fait plus illusion, Victor Hugo, Courteline et Malraux, farouches opposants à la corrida, n’ont rien à envier à Goya, Picasso ou Hemingway !

Enfin, eu égard à leur prétendu courage, rappelons que, en 1992 à Saint-Sever, des toreros ont organisé une expédition punitive de nuit, par vengeance et par dépit. En effet, on leur avait préféré des tueurs espagnols. Au lieu d’affronter les véritables responsables, ils ont préféré poignarder lâchement les taureaux prévus pour la corrida du lendemain ! Denis Loré et Stéphane Fernandez Meca, condamnés en 1994 pour « destruction de biens mobiliers », sont devenus matadors vedettes !
Quant aux chevaux, que l’on n’évoque jamais, leur sort n’est guère plus enviable… (ICI).
Alors, à ceux qui prétendent aimer les taureaux et les chevaux, répondons : « On ne tue pas ce que l’on aime ! »

Source : http://www.allianceanticorrida.fr/ 



Pétition anti-corrida :  >signer<


 [ARTICLE A COMPLÉTER]

mercredi 14 septembre 2011

Justice pour les animaux.

Lorsqu'un particulier ou une association de protection animale constate un acte de cruauté ou de maltraitance, l'injustice opère souvent à trois niveaux :
  • Refus de plainte au commissariat ou à la gendarmerie.
  • Affaire classée sans suite par décision du procureur.
  • Peine ridicule compte tenu de la souffrance imposée à l'animal.
Voici, ci-dessous, des exemples de ces actes de cruauté et de maltraitance envers lesquels nous constatons en France des injustices flagrantes.
Chaque image illustre de nombreux cas similaires pour lesquels nous nous heurtons trop souvent à l’indifférence, au manque de temps ou, ce qui est pire, à la non reconnaissance de l’animal en tant qu’être sensible à la douleur.

Animaux domestiques 



De nombreux particuliers nous appellent pour dénoncer la souffrance d'animaux enfermés sur un balcon, dans un coffre, une cage ou un cagibi, sous-alimentés, assoiffés, battus, attachés trop court...
Nous demandons justice pour ces animaux. Nous demandons une prise de conscience de leur souffrance ainsi que l’application des lois qui les protègent. Il est inacceptable qu’un procureur nous empêche de retirer un animal qui n’a plus que la peau sur les os sous prétexte que nous n’en sommes pas le propriétaire. Certains procureurs ignorent qu’il est possible de retirer provisoirement un animal afin de le mettre à l'abri (art. 99-1 du Code de procédure pénale).
Il est inacceptable qu’un classement sans suite soit prononcé en faveur de quelqu’un ayant PENDU son chien pour avoir mordu une personne. L’animal a agonisé pendant 20 minutes : l’acte de cruauté n’a pas été retenu.

À la campagne : chevaux, poneys, chèvres...


Là encore, les citoyens nous appellent en grand nombre pour dénoncer des cas de maltraitance ou des refus de plainte pour des animaux laissés à l’abandon : chevaux, ânes, poneys, chèvres, vaches... dans un état de santé déplorable, sans eau, sans nourriture, blessés ou malades sans soins...
Récemment, un éleveur introduisait cinq chèvres dans le sas de sa banque et en égorgeait trois, espérant ainsi obtenir un découvert. Verdict : un euro de dommages et intérêts. Il nous a fallu interjeté appel afin que la Cour d’appel d’Amiens reconnaisse la culpabilité du mis en cause et le condamne plus sérieusement à verser 1750 euros de dommages et intérêts à la SNDA (Société Nationale pour la Défense des Animaux) et l’Association Stéphane Lamart.

Animaux d'élevage


Considérés comme de simples machines à produire du lait, des oeufs, de la chair, les animaux d'élevage sont déjà peu protégés par la législation, qui de surcroît demeure trop souvent inappliquée. Ils sont souvent enfermés trop nombreux dans des cages trop petites, transportés sur de trop longues distances dans des conditions déplorables pour rejoindre l'abattoir où sont trop souvent négligées les dispositions destinées à atténuer les affres de la mise à mort.
Si les normes en vigueur étaient appliquées, bon nombre d'élevages et d'abattoirs devraient fermer leurs portes ou modifier significativement leurs pratiques. Malheureusement et en dépit d’éléments de preuve souvent accablants, cette problématique est abordée avec un certain dédain par les services de l’administration chargée du contrôle des exploitations et par les services de la justice.
Par exemple, la SPA et L214 ont porté plainte contre un abattoir de poulets en produisant des éléments tangibles démontrant que des animaux sont saignés ou ébouillantés alors qu’ils sont encore conscients. Bien que la réglementation exige clairement qu’ils soient étourdis avant cette phase, la plainte a été classée sans suite.
Le 11 février 2009, Ouest-France rapportait le cas d'un éleveur ayant laissé à l'abandon son élevage de 150 porcs : « "Quand nous sommes arrivés, le 24 avril 2007, nous avons trouvé des dizaines de cadavres d'animaux momifiés", ont noté les vétérinaires appelés sur place. "Il y avait des os tout autour de l'élevage, jusqu'à dans la fosse à lisier. Certains étaient là depuis deux mois. Le système d'alimentation, bouché par des os, ne fonctionnait plus. Les animaux ont fini par se manger entre eux." » L'éleveur a été condamné à... 1200 euros d'amende.
Et que dire lorsque c'est le gouvernement lui-même qui permet le maintien de pratiques illégales ?

Population féline


Chats empoisonnés, pris dans des pièges (souvent illégaux), disparus, dérangeant par leur nombre, enfermés dans des caves de supermarchés pendant des années... La liste est longue.
Un exemple traité par le service juridique de l’Association Stéphane Lamart : des chatons ont été torturés puis emmurés vivants. Des personnes ont témoigné par écrit et le mis en cause a reconnu ses actes : le procureur n’a pas jugé utile de le sanctionner au regard de son grand âge.

Chiens dits « de travail »


Ces animaux vivent souvent dans des conditions en manque total de conformité avec la loi : enfermés le jour dans des caves obscures ou dans des cages à l’intérieur de véhicules non aérés. Là encore, leur maltraitance est souvent signalée. Pourtant, des commissariats et des gendarmeries refusent les plaintes, des procureurs ne retiennent pas la gravité des faits et trop de juges relaxent les mis en cause.
Nous demandons une assistance immédiate pour tout dépôt de plainte ou intervention urgente des associations de protection animale. Nous demandons la reconnaissance du travail de ces associations et du bien-fondé du retrait de l’animal.

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Je vous invite à aller signer la pétition "Justice pour les animaux".